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Montage de Hugo Sallé pour KIP

INA : archives et électro

Ce jeudi 22 novembre, l’équipe de KIP a eu la chance de pouvoir visiter, à Bry-sur-Marne, les bâtiments de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), principalement connu du grand public pour ses images d’archives en noir et blanc, et moins pour ses autres fonctions et ses nouveaux projets, que nous avons découverts.

Passée la surprise de découvrir un site beaucoup plus grand que ce à quoi nous nous attendions, nous avons assisté à plusieurs présentations des sites Internet de l’INA et des projets actuels de l’institution.

Créé en 1975, l’INA a deux fonctions principales aujourd’hui. La première est le dépôt légal : les archives de l’institut contiennent plus de 14 millions d’heures d’enregistrements de radio et de télévision, des centaines de photographies de tournages de films ou de plateaux de télévision, et des sites web. Ces documents s’adressent à tout le monde, simple étudiant comme historien reconnu. La seconde activité importante de l’INA, les archives professionnelles, s’adressent à des clients réguliers comme France Télévisions ou Radio France, qui ont régulièrement besoin d’images d’archive pour leurs émissions.

Un exemple de pastille très populaire sur les réseaux sociaux
Comme nous l’ont expliqué plusieurs éditorialistes et documentalistes, l’INA est principalement connu pour son site ina.fr, créé en 2006, mais l’INA gère également plusieurs autres sites, de notoriété moindre, comme inamediapro.fr (destiné aux professionnels) ou inaglobal.fr (site d’analyse des médias). N’oublions pas non plus les réseaux sociaux, où l’institut est assez présent depuis plusieurs années, comme le prouvent les 1,3 million de personnes qui suivent sa page sur Facebook.

L’INA, c’est donc des archives et des sites Internet, mais pas seulement : l’institut organise par exemple à Paris début 2019 l’INASOUND Festival, un festival qui met la culture électro à l’honneur. « Pour toucher une nouvelle génération, mais aussi pour une raison historique, puisque l’INA héberge depuis ses débuts le Groupe de recherches musicales, un centre de recherche musicale qui a participé à la naissance de la techno », d’après Bertrand Maire, directeur adjoint de la communication de l’institut.

Suite à ces présentations, nous avons traversé le site pour visiter les locaux où se déroule la restauration des documents audiovisuels. À notre grande surprise, nous avons appris que le processus pouvait prendre jusqu’à une centaine d’heures pour une heure de bobine. Les documents passent par plusieurs étapes : le nettoyage des pellicules (25 heures de travail en moyenne), le scan et le réglage de la colorimétrie de l’image, souvent dégradée. La restauration se termine par une phase de suppression des imperfections visuelles – comme les points noirs que l’on voit souvent à l’écran dans les vieux films – et auditives, qui peut prendre jusqu’à 70 heures en fonction de la dégradation de la pellicule. Évidemment, comme le reconnaissent les restaurateurs eux-mêmes, la technologie sera beaucoup plus efficace dans quelques années pour ces travaux de restauration, donc seuls les documents qui ont été commandés par des clients passent aujourd’hui par toutes ces étapes.

De nombreux métiers très divers sont ainsi représentés dans ces locaux, de la gestion de la page Facebook au nettoyage des bobines de films usées par le temps. Vous êtes passionnés d’histoire et curieux ? Alors n’hésitez pas à aller regarder « les images qui vous parlent » sur les sites de l’institut, comme le dit si bien son slogan. Faites une sélection cependant : il faudrait plus de 300 ans pour écouter ou regarder toutes les archives de l’INA !

Les membres de KIP à l'INA
Notre équipe à l’INA

Sources et renvois

Margaux Boulte

Étudiante française en Master in Management à HEC Paris (Promotion 2022).
Membre de KIP, intervieweuse et contributrice régulière.

French student in Master in Management at HEC Paris (Class of 2022).
Member of KIP, interviewer and regular contributor.

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