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Blue Ocean Awards : millésime 2019

Pour la deuxième année consécutive, notre équipe s’est rendue à Bercy pour assister à la sixième édition des Blue Ocean Awards, une remise de prix récompensant les start-ups les plus innovantes de l’année.

Retrouvez notre article sur l’édition 2018 ici : 19 nuances de bleu : KIP aux Blue Ocean Awards 2018.

Parmi 400 entreprises candidates cette année, seules cinq ont eu la chance d’être sélectionnées par le jury. Que vous soyez un(e) startupper dans l’âme ou en recherche d’un stage dans une start-up qui carbure, restez avec nous. On passe en revue les lauréats du millésime 2019 !

Agorize, la plateforme d’Open Innovation et d’Hackathons digitaux

Déjà primée lors de l’édition 2016 dans la catégorie « Mentor », la plateforme Agorize est de retour sur les marches du podium des Blue Ocean Awards.

Elle a été créée en 2011 par Charles Thou, Yohan Attal et Yohann Melamed à partir d’un constat simple : les étudiants manquent de pratique à la sortie de l’école. La start-up organise des concours d’innovation ouverte et des Hackathons sur sa plateforme en ligne.  Elle soumet à ses communautés « clefs en main » composées de plus de cinq millions de collaborateurs, majoritairement étudiants, répartis à travers le monde des études de cas concrètes apportées par des grands groupes, cassant ainsi les dynamiques habituelles du marché.

Son marché est en forte croissance : aujourd’hui de l’ordre de 2,5 milliards d’euros, on estime qu’il atteindra les six milliards dans cinq ans. Dans la même période, l’entreprise espère faire croître ses revenus de 15 à 60 millions d’euros, représentant ainsi 1 % des parts de marché mondiales à terme.

Leur site Internet ici : Agorize.

PandoBac, la start-up zéro-déchet

Le saviez-vous ? Rien qu’en Île-de-France, les professionnels de l’alimentaire jettent en moyenne 300 000 emballages jetables en une seule journée.

Réduire ces emballages, c’est ce qu’ambitionne de révolutionner la jeune pousse française PandoBac en mettant à disposition des transporteurs de marchandises alimentaires des bacs réutilisables pour pallier ce gâchis. La start-up ne s’arrête pas là : elle prend en charge le nettoyage des bacs après utilisation, du réapprovisionnement mais également de la géolocalisation en temps réel des bacs grâce à un système GPS.

Implantée directement sur le marché de Rungis pour réduire le temps de transport, les solutions PandoBac sont en moyenne 30 % moins chères que les cartons jetables ordinaires. L’entreprise qui a commencé le service cette année prévoit de générer 12 millions de chiffre d’affaires et d’occuper 0,2 % des parts de marché en France d’ici cinq ans.

Leur site Internet ici : PandoBac.

Finalclad, l’application de gestion de chantier

Finalclad propose un logiciel permettant d’améliorer l’organisation et la transmission d’informations sur les chantiers. Déjà primée dans la catégorie « Babies » en 2015, l’entreprise est en pleine phase de croissance. La solution Finalclad a déjà été mise à l’œuvre dans plus de 25 000 chantiers à travers le monde.

Dites adieu aux papiers, aux fichiers Excel interminables et aux discussions de messageries instantanées saturées. Finalclad rend accessible toutes les informations d’un chantier par tous les intervenants en temps réel ce qui a pour effet mécanique d’augmenter la productivité, la réactivité du traitement de l’information et la transparence et ainsi diminuer la durée du chantier. Or, la rapidité d’exécution est l’un des facteurs clés du BTP, un marché saturé, aux marges très faible et encore à la traîne dans la digitalisation. Finalclad ajoute donc une forte plus-value qui se traduit par la création d’avantages concurrentiels pour ses clients.

Poussée par la croissance urbaine des pays en développement, le BTP a de beaux jours devant lui : on estime la taille du marché à 520 milliards de dollars dans le monde en 2025 contre tout juste 20 milliards aujourd’hui. Finalclad, qui propose ses services dans plus de 30 langues différentes, entend bien surfer sur cette vague et espère augmenter son chiffre d’affaires de 100 millions sur la même période.

Leur site Internet ici : Finalclad.

L’ensemble des partenaires et des lauréats Blue Ocean Awards 2019

Leakmited, la start-up high-tech qui traque les fuites d’eau

L’eau potable est une ressource rare et avec le réchauffement climatique et l’augmentation toujours croissante des besoins agricoles et industriels, on estime que près de la moitié de la population mondiale vivra dans des zones à fort stress hydrique d’ici 2025. Cette rareté est amplifiée par d’importantes pertes : rien que dans les pays développés, 35 % de l’eau douce pompée est perdue dans les souterrains à cause de fuites d’eau, causant des pertes se chiffrant à plus de 15 milliards d’euros chaque année pour les sociétés de distribution d’eau.

C’est là que Leakmited entre en scène : à l’aide d’un satellite, d’ondes électromagnétiques et d’algorithmes de machine-learning, la start-up détecte dans un rayon de 20 mètres les fuites d’eau, réduisant considérablement le temps nécessaire aujourd’hui pour détecter une fuite.

La start-up n’en est encore qu’à ses débuts mais espère bien capter 10 % des parts de marché en France à l’horizon 2025 en captant 40 millions d’euros de revenus.

Leur site Internet ici : Leakmited.

Tarmac Technologies s’attaque aux retards dans les aéroports

C’est un fait : plus de 20 % des avions atterrissent en retard à leur destination et si l’on rajoute les nombreux retards dans les opérations qui interviennent au sol avant le décollage le prochain vol, on estime que les retards cumulés coûtent 27 milliards de dollars par an aux compagnies aériennes.

En partant du constat qu’un tiers de ces retards étaient dus à un manque de coordination et de communication des équipes au sol, Tarmac Technologies a construit une plateforme afin de faciliter la collaboration entre eux et améliorer leur efficacité opérationnelle.

La toute jeune start-up est déjà implantée dans deux villes : Paris et San Francisco . Elle prévoit de dégager un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 50 millions de dollars d’ici à cinq ans, représentant alors 1 % du marché mondial.

Leur site Internet ici : Tarmac Technologies.

Liebr, le « Doctolib » de la mécanique

Vous avez un problème avec votre deux-roues mais vous ne connaissez pas de bon mécano ? Liebr est fait pour vous. La jeune start-up met en relation sur sa plateforme en ligne des mécaniciens indépendants, qui représentent aujourd’hui 58 % des professionnels du secteur et des clients, un peu à la façon de Doctolib.

La plateforme met en évidence les spécialités de chaque mécanicien et favorise ainsi la création d’une relation de confiance avec le client.

Principalement concentrée sur le marché du deux-roues, estimé en 2019 à hauteur de cinq milliards d’euros en France, l’entreprise entend à terme étendre ses services pour l’automobile.

Leur site internet ici : Liebr.

Antoine Razeghi

Antoine Razeghi

Etudiant français en Master in Management (H2022) à HEC Paris.
Traducteur et contributeur régulier.

French student in Master in Management (H2022) at HEC Paris.
Translator and regular contributor.

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